Tournée américaine en France avec Ultra-chômeur

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Stand-à-Colomiers

Notre stand à Colomiers le 14 novembre et le début d’une grande tournée américaine d’une douzaine de jours en France.

 

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Je terminais d’arranger le stand quand quelqu’un me tapota sur l’épaule. C’était Erich Origen, l’auteur des Aventures d’Ultra-chômeur, invité par le festival de Colomiers. Il était déjà en costume prêt à se mettre au boulot ! Il était arrivé la veille de San Francisco et s’était cogné 9 heures de décalage horaire. Un véritable héros !

 

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Étirement du matin avant de reprendre le boulot au festival BDboum de Blois le 21 novembre. A ce moment-là, nous étions déjà allés à Paris pour des dédicaces. Bref l’agenda était bien rempli.

 

Photographe-journaliste

Erich espérait rencontrer davantage de journalistes pour transmettre son message sur la situation socio-économique de son pays les États-unis. Il n’a pas hésité à endosser son costume d’Ultra-chômeur pour réaliser sa performance très sérieusement, dévoilant ainsi son militantisme antilibéral. Le deuxième soir à Colomiers, il devait retourner à son hôtel pour se changer. On avait convenu de se rejoindre dans le self-service asiatique réservé par l’organisation du festival. Sur place, il y avait beaucoup de monde et je ne le voyais pas jusqu’au moment où je le trouvais assis à une grande table très bien entouré. Il était tellement épuisé qu’il avait gardé son costume pour aller diner.

 

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Erich Origen et le traducteur Grégoire Courtois se rencontrent enfin.

 

Équipe-de-choc

La dreamteam à la librairie Bulles en vrac de Paris le 20 novembre !

 

Erich-et-Korean

Date américaine : Eric Origen et Koren Shadmi lors de la dédicace à la librairie Rubrique à bulles de Paris le 19 novembre.

 

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Ultra-chômeur se remet à niveau.

 

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Tranquillement.

 

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Pour être enfin prêt !

 

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Session d’enregistrement d’un extrait d’Alois Nebel

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Christian

Habituellement musicien de blues, Christian Tézénas lit un extrait du texte de la trilogie Alois Nebel.

 

Fabien et Sam

Fabien Cariou au saxophone et Samuel Bellanger à la contrebasse se sont amusés à créer toute l’ambiance musicale autour du texte particulier de Jaroslav Rudis en ayant les dessins de Jaromir 99 en tête. C’est donc toute cette atmosphère des Sudètes, du froid de ces collines enneigées et du caractère des personnages taraudé par la rudesse du climat glacé et austère qu’ils ont dû retranscrire.

 

Fabien et Samuel

Pour recréer cette ambiance froide, Fabien n’hésite pas à utiliser des pédales d’effet sur son saxophone, rendant celui-ci parfois rauque, suintant ou déchirant. La contrebasse retisse de son côté le battement sourd de la vie, parfois oublié, puis relie en soubresauts la musique à la terre dans cette contrée hivernale. C’est cet entrelacement des 2 instruments, parfois haletant, qui redonne au texte une autre dimension, voire une autre envergure, passant d’un murmure liquide à une course effrénée.

 

 ÉCOUTER L’EXTRAIT

 

Interview De Jaroslav Rudis et Jaromir 99

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« Je voulais surtout raconter une histoire de chemins de fer, de trains qui ne transportent pas seulement les gens, mais aussi l’Histoire », explique Jaroslav Rudiš, hanté par les récits de son grand-père, et écrivain avant d’être scénariste. « Au début, je voulais en faire un roman », poursuit-il, « Mais un soir, dans un bar pour les ouvriers où on se rencontrait souvent, j’ai raconté à Jaromir l’histoire de mon grand-père cheminot dans une gare dans les montagnes. Ca a tout de suite intéressé Jaromir qui m’a proposé d’en faire une BD. J’aime beaucoup son dessin. J’ai dit oui. »

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Exposition Alois Nebel à la Gallery du CBBD
© Daniel Fouss

Mais qu’on ne s’y trompe pas : « C’est moi qui ai choisi Jaroslav comme scénariste. On se connaissait déjà par le milieu de la musique. Quand j’ai découvert qu’il écrivait, j’ai voulu travailler avec lui. », raconte Jaromir, qui s’est attaqué plus récemment au Château de Kafka. Le dessinateur jouit d’une bonne petite renommée dans son pays, pour sa musique avant tout, puis pour son dessin. C’est que le dessin est venu tard chez ce parolier montagnard, par ailleurs autodidacte : « Je n’aimais pas la manière dont étaient faites les pochettes de disques. Alors, je les ai dessinées moi-même. »
Après les pochettes de disques, sont venues les illustrations et la bande dessinée avec toujours ce graphisme si particulier, emmené par un noir et blanc ciselé qui rappelle un peu ces collages populaires dont est si friand Jaromir. Son dessin ose le trait largement coulé et les aplats imposants, « comme la montagne en hiver ». Jaroslav dit d’ailleurs de cette montagne qu’elle habite les paroles des chansons de Jaromir.
Exposition Alois Nebel à la Gallery du CBBD

« Ce découpage au couteau est visible au Centre belge de la bande dessinée pour le moment. À comparer avec l’œuvre publiée, les planches exposées paraissent presque trop blanches. Il y manque les noirs absolus ajoutés à l’ordinateur. Il y manque aussi le texte élégamment décousu de Jaroslav Rudiš, son écriture tout en points, comme peut l’être dans une certaine mesure celle de Kafka qu’ils admirent tous deux par-dessus tout. Ils ont même créé un groupe, « Kafka Band », qui vient de sortir son disque et tourne. Entourés des musiciens de Jaromir, Jaroslav récite les extraits du Château en allemand et Jaromir entonne des chants tchèques populaires. Entre deux concerts, ils élaborent des projets, personnels et peut-être collectifs, mais de cela, ils ne veulent pas encore parler… »

Sarah Cole d’Actua BD du 8 mars 2014